16 juin 2005
J'ai regardé "Ils ont filmé la guerre en couleur" avec curiosité. Qu'est ce que la couleur allait apporter à l'histoire ? Après avoir regardé, je sais. Elle apporte de l'émotion à défaut de réalisme. Car la caméra est subjective. Le commentateur est obligé d'ajouter des commentaires du style "des images qui ne traduisent pas la réalité. La vie était plus dure", les témoins de ce temps "la joie (à la libération) était tellement plus grande que ne le montrent les images. Les images sont fortes pourtant. La couleur fait que les combats semblent être sortis d'un film de guerre. Et pourtant, c'était la réalité.
13 avril 2005
Moteur de recherche
Je me dois de répondre aux questions que se posent les internautes qui tombent sur mon site au hasard d’une recherche. Je vais donc m’y employer aujourd’hui (jusqu’à ce que le jeu me lasse)
Comment sortir du piège de l’alcool ?
Notre réponse : en ne buvant plus d’alcool.
Femme pompier :
Notre réponse : les femmes pompiers se trouvent dans les casernes de pompiers. Nous pouvons cerner deux champs de motivations, poussant les femmes à devenir pompières (nous ne savons pas si le mot existe et il est très laid, mais notre correcteur orthographique semble l’accepter) Le premier, par altruisme, pour trouver un métier qui est utile à la société, par goût du risque. Le second, parce qu’elles aiment les gros tuyaux. Vous remarquerez que les motivations sont les mêmes que celles des hommes. Nous oublions l’uniforme et les beaux camions rouges, leurs sirènes fabuleuses qui nous ont toutes et tous fait rêver quand nous étions enfants. Pompier, c’est un peu le rêve qui devient réalité.
Photos Pauline Laffont :
Notre réponse : la question manque de précision. Nous ignorons si la recherche porte sur avant ou après l’accident de Pauline. Raisonnablement, nous pensons qu’il s’agit plutôt de la première proposition, à moins que vous ne possédiez un esprit particulièrement pervers. A défaut de vous donner entière satisfaction, nous nous permettrons de vous en proposer une qui, nous l’espèrons vous consolera :
Papabile :
Notre réponse : Terme latin (il nous semble) utilisé uniquement quand le pape meurt et qu’il doit a besoin être remplacé. C’est dire si cela n’arrive pas tous les jours. Nous remarquons un certain abus dans l’utilisation de ce mot ces derniers temps. Effectivement, le pape est mort.
Teub épaisse :
Ma réponse : oui je sais, merci.
Notre réponse : pensez à acheter des préservatifs XXL, ils sont plus confortables.
Télécharger peau d’âne Michel Legrand :
Notre réponse : il convient de rappeler que le téléchargement sauvage est interdit. Vous pourrez trouver le DVD en vente. Achetez-le, le film est très bien et la musique plaisante. Nous noterons que l’humour est omniprésent tout au long du film ,qui traite pourtant d’un sujet grave, l’inceste.
José Beauvais :
Notre réponse : José Beauvais est soit en prison, soit en procès, soit en train d’arracher un champ planté de plantes OGM, soit à une quelconque réunion alter-mondialiste. Nous ignorons qui s’occupe de sa ferme en son absence.
Punching ball :
Notre réponse : si vos moyens financiers sont limités, nous vous conseillons de remplir un sac de sable et de le suspendre. Vous pourrez taper dessus et vous défouler tout autant qu’avec un punching-ball. Ou alors, frappez vos voisins.
JAM blog :
Notre réponse : bingo !
Voilà, j’espère que ces quelques réponses vous satisferont.
08 avril 2005
Pfiou
J'écoute avec émotion Leonard Cohen : take this waltz
24 mars 2005
Je suis vieux jeu
Ma conception de l’amour avec un grand « A » – il existe tant de sortes d’amour que je suis obligé de préciser – est ultra-classique. Parfois, j’ai l’impression que cette manière de l’envisager est en perte de vitesse alors qu’en moi elle s’ancre de plus en plus profondément. Une conception classique de l’amour veut qu’un homme et une femme (d’autres combinaisons sont possibles, mais comme cela ne me concerne pas, je les passerai sous silence ; mais cela fonctionnerait de la même manière) se vouent l’un à l’autre, pour la vie, et excluent tous les autres de la bulle qu’ils se seront bâtie.
Les autres existent toujours. Il est concevable d’entretenir des relations avec eux, dès lors qu’elles n’interfèrent pas avec ce qui fait la spécificité du couple. Dès lors, les relations sexuelles hors du couple sont impossibles. Parce que justement, le sexe est le liant du couple. C’est la manifestation physique qui marque les frontières d’un domaine que seuls les deux êtres qui s’aiment ont le droit de parcourir (j’avais prévenu, c’est vieux jeu) Comme amoureux, j’ai à cœur de veiller à ce que ce bout de frontière dont j’ai la garde, je ne la franchisse pas. Ce n’est pas difficile d’ailleurs, car la tentation n’existe pas ou alors elle est inoffensive. Comme amoureux, je me voue à une femme et une seule, celle que j’aime. Comme amoureux, tous les autres êtres de sexe féminin perdent leur capacité de me séduire ou de m’exciter, mon amour les neutralise.
C’est porter assez haut le pouvoir du sexe, j’en conviens. Le couple n’est pas bâti que sur cela, j’en suis conscient. Je n’omets pas le reste mais les limites sont bien plus floues, elles ne sont pas aisées à déceler, elles sont difficilement mesurables. Je serais bien en peine de les cadrer. De plus, je crois que la finalité restera le sexe. Je m’explique. Une relation se noue entre un homme et une femme. Ils se parlent, de choses banales d’abord, plus intimes ensuite. Ils partagent leur vécu, leurs croyances, leurs projets… - parenthèse : je ne vais parler que du point de vue de l’homme, celui que je connais le mieux – Je dirais que la limite apparaît quand le besoin de l’homme d’avoir une relation sexuelle avec la femme prend le pas sur l’envie. J’écris cela car il me paraît difficile d’exclure que l’homme n’ait pas envie. J’ai quelques doutes sur la franchise des hommes qui prétendraient le contraire (mais je me trompe peut-être)
L’avantage de mon raisonnement, c’est qu’il n’exclue pas l’amitié entre hommes et femmes. C’est une amitié qui peut durer et qui ne trouve sa fin que quand le besoin est supérieur à l’envie.
J’en reviens à ma conception réac du couple et de l’amour. Comme amoureux, je ne peux être que fidèle. Je dis bien amoureux. Ce qui implique que ma fidélité dure au-delà du couple si celui-ci s’arrête, qu’elle dure jusqu’à ce que l’Amour cesse. S’il ne cesse pas, et bien j’aurai une vie de moine. Je n’en souffrirai pas, puisque je n’éprouve pas de tentation. Je n’aurais pas celle non plus du sexe hygiénique. Coucher pour coucher ne m’intéresse pas. J’ai besoin d’un minimum pour cela, une inclinaison forte, de la tendresse, du respect.
J’ai partiellement rompu avec ces convictions cet été. J’ai couché pour coucher et j’ai couché avec une femme qui était encore plus ou moins en couple et pire encore, avec quelqu’un que je connais et apprécie (le regret dont je parlais avant-hier je crois)
J’ai couché pour coucher. Ce n’est pas totalement exact. Il est exact qu’à ce moment, je me suis dit et répété que ce n’était rien, que je devais faire comme tous les hommes célibataires, prendre du plaisir quand il se présente, entre adultes responsables qui savent ce qu’ils font et qu’agir ainsi n’entraînait aucune conséquence. Propos que je dois tempérer par le désir secret (plus ou moins) de trouver l’âme sœur. Je n’étais pas si détaché que je me le disais, cela n’a pas été des actes totalement innocents. Ce que je devrais plutôt écrire c’est : j’ai couché pour coucher, en espérant trouver une compagne. Je précise que je connaissais ces femmes, que je ne me base certainement pas sur le seul sexe pour trouver une partenaire (mais l’alchimie physique a son importance)
Ensuite, j’ai couché avec une femme encore en couple avec quelqu’un que je connais et que j’apprécie. Là j’avoue que la pilule a du mal à passer. J’ai honte du raisonnement que je m’étais tenu pour excuser ma conduite. Habituellement, les femmes de mes amis, de mes copains, de mes relations appartiennent à la catégorie « capacité de séduction déconnectée » c’est à dire que si je les apprécie, je n’ai aucune espèce d’envie à leur sujet. Elles font partie du quatrième ou cinquième sexe (un genre incompatible avec le mien) Donc cet été, j’ai raisonné autrement, en me basant non pas sur mes convictions, mais sur celle de cet homme. Me limant à sa cervelle, il m’était devenu possible d’avoir des relations sexuelles avec sa compagne. Dont acte. C’était très hypocrite de ma part, car je ne partage absolument pas ses convictions, elles sont même opposées aux miennes mais sur le moment, j’avoue m’être trouvé très malin. Ce temps est révolu depuis fort longtemps et maintenant je me trouve hypocrite seulement. J’ai honte de ma conduite également, je la regrette amèrement.
Que personne ne me dise que ce n’est pas grave, c’est faux. A mes yeux, ça l’est.
Passons.
Je sais très mal lire entre les lignes. Pourtant, ce matin, j’ai l’impression que c’est moi qui devrais répondre à l’appel des bras, de la main et des yeux. C’est sans doute une erreur, l’effet de la fâcheuse habitude que j’aie de tout ramener à moi.
06 décembre 2004
CUL*
Si je parlais bien, je dirais « mon Dieu, que ce lundi a été pénible ! » mais je ne suis pas si raffiné et ce que je pense, c'est plutôt : « Quelle journée de merde ! » Oh ! Rien d'extraordinaire, non. C'est juste la rupture significative entre les week-end qui sont, grâce à la présence de Camille, des moments très forts, un peu hors du temps, toujours savoureux, et les semaines, les lundi surtout, particulièrement insipides et pleines de désagréments, bénins mais pénibles.
Aujourd'hui, ce sont les élèves qui ont décidé d'être grains de sables dans le rouage cahin-cahotant du lundi. Je ne sais pas si c'est la pleine lune, si les hormones les travaillent ou si tout simplement je n'étais pas d'humeur à supporter leur comportement mais j'ai eu droit à des disparitions de matériel, des vols planés d'objet, des infractions au règlement intérieur auquel ils savent que je tiens et sur lequel je ne fais pas de concessions. Bref, au bout de deux heures de cours, j'en ai eu marre et je les ai consignés en classe, avec un devoir à faire. Six heures de contrôle, c'est long. Long pour eux mais aussi pour moi, qui aurait certainement eu d'autres choses à faire. Six heures gâchées, à m'ennuyer profondément, il faut bien le dire. Surveiller une classe pendant cette longue durée est un travail particulièrement inintéressant. Surtout que je n'avais pas l'esprit assez libre pour penser tranquillement (ce qui aurait été une manière agréable de passer le temps) ennuyé continuellement que j'ai été par les questions stupides, les bisbilles entre élèves à gérer, les explications à donner,…
La journée de boulot est terminée, passons.
* Comme Un Lundi
15 octobre 2004
J’imaginais que j’adorais ne rien faire, c’est inexact. J’adore ne rien faire quand je dispose de moi-même et de mon temps. Ce qui est légèrement différent. Si j’écris ça, ce n’est pas dans le vent (bien qu’il m’arrive souvent d’écrire pour ne rien dire) mais pour constater combien je me suis ennuyé mercredi après-midi. En déplacement professionnel (la classe) dans la capitale du Poitou (moins la classe) mercredi et jeudi, pour bosser sur les épreuves qu’auront à subir nos élèves en juin, mon collègue et moi avons passé l’après-midi à attendre. Les groupes de travail ont été formés et ô ! Déroutant hasard, nous étions destinés à passer en dernier (déjà, lors de la dernière commission, même hasard) Bref, rien à faire pendant des heures, sinon faire des pauses-café, des pauses-clope, des pauses-pipi, des pauses-pauses. Nous avons réinventé la pause. Un peu d’agacement tout de même en fin d’après-midi, le cocktail « cafés + clopes + ennui profond » n’amenant aucune sérénité. Mais bon, c’est la vie et surtout, ce n’était pas grave.
En fin d’après-midi, libérés enfin de notre inaction forcée, direction le troquet le plus proche pour boire un verre (sans alcool, évidemment) Recherche d’un magazine pour la soirée (je n’avais pas envie de me taper le match de foot et je ne savais pas encore que j’allais regarder l’excellente émission « des racines et des ailes » Je me suis décidé pour le hors-série de « Courrier International » consacré aux maisons. En général, j’aime beaucoup ce magazine, même si je ne le lis que très rarement et j’adore les maisons, même si je n’en ai pas (comme quoi, il est possible d’aimer même ce que l’on ne possède pas) Pas eu le temps de le lire en fin de compte, mais j’ai quand même regardé les photos, regrettant un peu l’absence de papier glacé comme support, car il y en a de très belles. Je le mets de côté, pour plus tard. Après l’apéritif, direction l’hôtel. Je prends possession de la chambre, que je partage avec un collègue (mon pote M) L’éducation nationale est pauvre, nous ne voudrions pas participer à sa ruine en réservant chacun une chambre et surtout, il ne restait qu’une chambre. Direction la partie restaurant de l’hôtel que par flemme nous choisissons plutôt que de tenter une expédition en ville. D’abord c’est pratique, c’est à la maison, ensuite on n’y mange pas trop mal et de surcroît le patron est très sympathique. Une faim dévorante nous assaille, une légère erreur dans l’heure du départ nous ayant empêchée de manger le midi. Nous dévorons, redemandons un deuxième plat du jour, café, pousse-café. Retour chambres.
J’ai donc regardé « des racines et des ailes » l’émission étant consacrée au moyen-âge avec un reportage (moins bon que le premier, consacré à Saint-Louis) sur Jacques Cœur, figure emblématique de ma ville, largement filmée au cours du reportage. Le moyen-âge est une période qui me fascine (le mot est un peu fort soit, mais c’est pour dire) et j’y trouve mon compte, en images et connaissances. J’ai beaucoup aimé la légende qui veut que Saint-Louis ne soit pas mort de la peste mais se soit reconvertit à l’Islam, devenant un Marabout très célèbre. Ensuite, j’ai continué la lecture de « Un long dimanche de fiançailles » de Sébastien Japrisot. J’aime beaucoup ce livre, qui parle d’une époque qui me fascine aussi (encore pour dire, mais cette fois la fascination est teintée d’horreur, pour les abominations commises) la première guerre mondiale. Le livre est historique, la démarche est celle d’un polar, une alliance très intéressante pour deux genres que j’affectionne particulièrement. Merci C. pour ce choix. En passant par le centre ville encombré d’un bled en allant à la commission à laquelle j’étais convié (je suis un personnage important, on me convie à des commissions) égarés là que nous étions à la suite d’un conseil de ma part pour éviter la circulation et un détour trop grand (je me suis trompé de bled en fait) j’ai vu que le film était à l’affiche (habituellement, je ne sais pas quels films sortent, je m’en fiche) Cela m’a donné envie de le voir.
Hier, deuxième journée de la commission et cette fois, nous avons travaillé. Du coup, la matinée a passé à toute allure, pas eu besoin de pause café ou même de pause clope. L’équipe de suivi a regardé le travail effectué par mon collègue (en fait, je n’ai personnellement pas fichu grand chose, je me demande encore pourquoi ils m’invitent à chaque fois ; il est vrai que j’étais sensé faire un ou plutôt quatre sujets moi-même mais l’ordre avait été annulé en septembre) l’a félicité pour le travail fourni. Les modifications à apporter à son sujet sont mineures, bref tota va bene. Bien plus plaisante matinée que l’après-midi de la veille donc. Tout est allé très vite disais-je et vers midi, c’était fini. Déjeuner rapide au self du rectorat (astucieusement installé dans une ancienne morgue, une très belle avec plafond voûté et tout et tout) et retour maison.
En arrivant, j’étais en week-end. Ce qui est une bonne nouvelle ma foi. Pas eu le courage de me mettre à l’écriture.
Recherche infructueuse d’un modem adsl pour remplacer l’ancien, le temps que mon nouvel opérateur daigne finaliser mon inscription. A leur décharge, il semble bien que ce soit France Télécom qui fasse de l’obstruction, l’inscription restant désespérément bloquée à l’étape F.T. Pas un seul numéro visible sur le site pour leur téléphoner et leur demander des comptes, il faut dire que je n’ai pas tellement cherché. J’en ai quand même assez marre, l’affaire dure depuis la fin du mois d’août. Si une lectrice (ou éventuellement un lecteur) avait un modem adsl en trop et s’il me l’envoyait rapidement le temps que la situation se régularise, j’en serais ravi. Avis à la population.
Je me prévois un petit week-end tranquille, dédié au repos. A peine l’obligation d’une répétition, qui n’est pas vraiment une obligation d’ailleurs, mais plutôt un plaisir. Le redémarrage est très difficile, avec des musiciens ayant déménagé ou s’en étant allé poursuivre des études loin d’ici. Il est devenu presque impossible de répéter au complet (ce n’est pas arrivé depuis des mois en fait) En attendant, notre album prend corps de plus en plus, il sera bientôt finalisé et il va vraiment falloir songer à payer notre dette. Pour ça, une seule solution, des concerts. Le problème, pas de date et personne pour en chercher. Il nous faudrait quelques coups de fouet pour nous remettre dans le droit chemin. Bah ! Nous trouverons bien une solution et le principal c’est quand même d’avoir enfin un album après toutes ces années d’existence, souvent chaotiques. Un aboutissement mais aussi une fin, je le crains, à moins que nous trouvions une solution rapidement pour pallier les départs, qui n’en sont pas vraiment. Ce qu’il nous faut, c’est des réponses. Des réponses à propos de ce que nous devons faire, sur l’avenir du groupe, sur ce que chacun désire. Pour ma part, je ne sais pas trop. Etant donné le nombre de fois où il a fallu repartir de zéro ou presque, retrouver des musiciens, réapprendre les morceaux aux nouveaux, je suis un peu las. Je ne pense pas avoir encore la force. La seule chose qui me motive, c’est de jouer avec des gens que j’apprécie, le noyau dur du groupe qui au fil du temps sont devenus mes potes. Est-ce suffisant ? Je n’en sais rien du tout.
13 octobre 2004
Il paraît que publier les mails reçus, c’est mal. Il paraît. Je vais donc de ce pas commettre une mauvaise action en publiant le mail que Maïa Mazaurette (la coureuse de calcif) m’a envoyé.
Hello,
Mes referers m'ont amenée sur ton site ce matin (9 personnes ont suivi ton lien, c'est encore un peu short pour faire leadeuse d'opinion). Et au vu de ce que tu écrivais, je me demandais si tu n'avais pas besoin de conseils pour devenir une star. Je crains notamment que prendre tes quelques lecteurs pour de simples pions dans ta machine-à-ego, ne les fasse majoritairement fuir. Alors bon, peut-être que c'est du quatrième degré, mais dans ce cas là avoir un peu d'humour serait peut-être pas mal. Je suis curieuse de voir si tu vas réussir ton pari. Me voir reprocher un manque d'originalité quand il y a déjà des centaines de blogs wannabe-star m'a quand même bien fait marrer.
Maïa.
PS : mes stats sont ouvertes, il suffit de cliquer sur le compteur en haut à droite.
Voyons voir ce que m’inspire cette réponse.
Mes referers m'ont amenée sur ton site ce matin (9 personnes ont suivi ton lien, c'est encore un peu short pour faire leadeuse d'opinion).
Première chose, je me suis posé la question de savoir à qui s’appliquait l’expression « leadeuse d’opinion » La logique voudrait que ce soit moi, puisque c’est moi qui veut devenir célèbre (temporairement, je le rappelle) Cela dit, je ne m’étais pas aperçu que j’étais de sexe féminin. Bon, ne chipotons pas, M.M. n’est pas obligée de connaître mon sexe en lisant mon journal (en regardant mon journal) Ou alors, elle parle d’elle-même. Possible aussi après tout. Ce qui voudrait dire qu’elle ne se considère pas comme une « leadeuse d’opinion » car le seul fait de mettre un lien vers son site n’attire pas la foule (c’est vrai que neuf personne, c’est pas terrible) Ensuite, je me suis demandé si toutes les célébrités vivaient l’œil rivé sur leurs statistiques et allaient visiter les liens référents. Parce que quand même, que sont neuf personnes devant la douzaine de centaines de lecteurs quotidiens ? (je sais, j’ai vérifié grâce à l’indication que M.M. donne dans son post-scriptum) Je ne sais pas si elle va voir chacun des référents qui composent ses statistiques, mais si c’est le cas, ça doit faire un boulot de chien et je ne suis plus du tout sûr de vouloir devenir célèbre, même pour une semaine. Surtout si en plus, il faut écrire à chacun des visiteurs qui parle de vous.
Et au vu de ce que tu écrivais, je me demandais si tu n'avais pas besoin de conseils pour devenir une star.
Je n’ai pas vraiment besoin de conseils mais ils sont toujours bon à prendre, donc oui.
Je crains notamment que prendre tes quelques lecteurs pour de simples pions dans ta machine-à-ego, ne les fasse majoritairement fuir.
Lectrices (et lecteurs), je vous interdis de fuir mon journal. Manquerait plus qu’ils aient le choix. Sérieusement, j’ai déjà écrit, et je le pense, que je n’ai rien à faire du lecteur anonyme. Je le hais de ne jamais se présenter, de ne jamais m’écrire, de venir en voyeur et de repartir en catimini. Crève lecteur anonyme, ne repose pas en paix. Que le grand Cric te croque ! Sors de mon journal, vade retro. Ma machine-à-ego ne te supporte pas. Elle n’aime que la lectrice qui me fait don de ses photos, la lectrice qui envoie des mails enflammés, la caressant dans le sens du poil, la lectrice connue et reconnue que j’ai plaisir à recevoir ici et qui laisse des petits messages dans la boîte à commentaire. Les autres, elle les conchie. Ahem ! Pas très célébrisant. Tant pis, la semaine se termine de toute manière très prochainement. Après, je retournerai dans le doux anonymat réconfortant et douillet.
Alors bon, peut-être que c'est du quatrième degré, mais dans ce cas là avoir un peu d'humour serait peut-être pas mal.
Du quatrième degré ? Certainement pas. Pour ma part, je ne connais que le premier degré et le second. Au-dessus, je ne sais pas faire. Un peu d’humour ? Admettons que le désir de vouloir devenir célèbre appartienne au second degré de l’humour. Je n’irai pas plus haut, je refuse. Mais peut-être que ce que j’ai écrit n’en est pas. Par exemple, je ne faisais pas d’humour en écrivant ce que je pensais de la coureuse de caleçon. Je n’ai pas un journal spécialement humoristique donc je ne pratique pas l’humour systématique. Le constat était honnête : je trouve le blog de la coureuse de caleçon terne. Cela dit, je ne prétends pas détenir la vérité et mon opinion n’engage que moi. Après tout, son blog est certainement perçu différemment par beaucoup (sinon, ils ne liraient pas) Tant mieux pour elle.
Je suis curieuse de voir si tu vas réussir ton pari.
D’après les objectifs très modestes que je m’étais fixé, il est réussi.
Me voir reprocher un manque d'originalité quand il y a déjà des centaines de blogs wannabe-star m'a quand même bien fait marrer.
Alors primo, je ne reproche rien, je constatais simplement que rien ne distinguait son blog des autres. Le manque d’originalité n’est pas un défaut, bien au contraire. L’originalité est innée pour moi, et aucun travail ne permettra de l’acquérir. Les efforts désespérés de beaucoup pour paraître originaux me désolent. Ils en oublient ce qu’ils sont réellement pour s’égarer dans une voie qu’ils ne maîtrisent pas et ne maîtriseront jamais. Mon constat était simplement : l’originalité n’est pas synonyme de célébrité. D’autant plus qu’il y a des originalités chiantes. Je ne connaissais pas le terme de wannabe-star et je me le suis fait expliquer (merci C., bisous) Je me dis qu’écrire ça c’est se placer soi-même en dehors des centaines de blogs wannabe-star, en observatrice extérieure, auréolée de son statut de queenbe-star (merci C. pour le terme, bisous) Soit.
Bon, c’est pas tout ça, mais il faudrait que je réponde.
Mademoiselle Maïa,
Merci pour ton mail, qui m’a fait bien plaisir. Merci pour tes recommandations, elles me permettront de tourner sept fois ma langue dans ma bouche avant d’écrire n’importe quoi. J’ai décidé (mais c’était déjà prévu) de renoncer à la célébrité dès la fin de la semaine car je ne me sens pas de taille à assumer ce statut qui m’a l’air fort contraignant et qui apporte bien peu. Par soucis d’honnêteté, je tiens à te signaler que j’ai parlé du mail que tu m’as envoyé dans la dernière entrée de mon journal dont je te rappelle l’adresse au cas où tu souhaiterais jeter un œil : http://www.deletere.com
J’ai regardé attentivement tes statistiques et je sais maintenant le nombre de tes lecteurs quotidiens. C’est toujours bon à savoir pour situer la célébrité dans le milieu du diarisme, à l’avenir je ne parlerai plus sans savoir.
Manu
Fin de l’histoire.
Avec tout ça, je n’ai pas trop le temps de parler de ce dont je parle habituellement mais ce n’est pas très grave, il ne s’est rien passé d’inhabituel. Pour celles qu’éventuellement intéresserait le déroulement de ma journée d’hier, copiez/collez l’entrée précédente et vous aurez un bon résumé.
Petite précision : en temps normal, je ne retranscris jamais les mails que je reçois sans autorisation. C’était une première, eut égard à ma recherche de célébrité éphémère. Je n’en suis pas spécialement fier mais avant de le faire, j’ai pesé le pour et le contre. J’en ai conclu que le mail de M.M. ne présentait rien d’inavouable ou de trop personnel, cela a suffit à me convaincre. Malgré tout, je préfère présenter mes excuses à M.M. pour l’avoir fait.
09 octobre 2004
Chose promise, chose due, afin d’entretenir un minimum l’intérêt, pour pas loin d’une semaine, le sacrifice de mon avocat sur l’autel de la gloire (la mienne, pas la sienne, lui accèdera au club très fermé des martyrs végétaux) commence dès aujourd’hui. Pour cette première journée, j’ai décidé de l’étêter un peu (encore un mot fétiche des cruciverbistes « étêter », sauf que dans les mots croisés, il ne faut pas mettre d’accents, c’est nul) Comme je sais que mon lectorat est composé de Saint-Thomas, voici la preuve photographique en photos (oui, je sais, le « en photos » est de trop mais je m’en balék)<?xml:namespace prefix = o ns = "urn:schemas-microsoft-com:office:office" />
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Avant

Après
Ca vous la coupe, hein ? Rassurez-vous, moins qu’à lui.
L’objectif célébrité, celui que je m’étais fixé, a d’ors et déjà été atteint puisque hier cent-douze lecteurs se sont pressés pour regarder (je n’ose écrire : lire) mon journal. Par contre, je trouve que la demande exprimée par le diariste célèbre que je suis sur le forum de la RDJ a du mal à trouver sa vitesse de croisière. En effet, j’avais demandé, mais quand je demande, il faut lire « j’exige », que les membres mettent en lien mon journal dans le leur. Force m’est de constater que ma demande ne se voit opposé que mauvaise volonté et opposition non-dite mais réelle. Aussi, je réitère ma demande ici-même, l’étendant même aux lectrices (et aux lecteurs) écrivant elles-aussi un blog ou un joueb ou un journal (comme on voudra, je m’en fiche) mais ne faisant pas partie de la RDJ. J’ajouterai une nouvelle demande à celle-ci : que celles et ceux qui le feront (une majorité d’entre vous, j’espère) me préviennent, afin qu’au cours de la semaine je puisse écrire une rubrique « elles (ils) m’ont linké » dans un de mes entrées. Merci d’avance.
Je suis également ouvert à toute proposition, toute idée me permettant d’accroître mon statut de diariste super(marché)star. Faut-il que je rappelle mon email ? Oui, sans doute. Même si celui-ci est en lien, je sais que la lectrice est suffisamment feignasse pour ne pas vouloir faire le minimum d’effort qui consisterait à le rechercher sur cette page. Donc, je redonne : monquotidien@yahoo.fr
Une dernière chose, à laquelle je viens de penser à l’instant. Il me semblerait normal qu’un diariste célèbre est une liste d’abonnées (abonnés) conséquente. Or, si je regarde celle que j’ai actuellement, je pleure. Vous auriez donc tout intérêt à vous inscrire, ne serait-ce que pour m’éviter de pleurer, mon rimmel coule et c’est très désagréable.
Bon. Je me suis acquitté de ma tâche, je peux passer à autre chose. La journée d’hier par exemple. Partagée entre ménage (je me mettrais une bonne note si je devais me noter, mon appartement est très propre, comme un sou neuf diraient certains) et courses (j’ai constaté que la clientèle de Carrouf était majoritairement laide et que je ne l’aimais pas, je me demande bien pourquoi j’y vais encore, je ne cadre pas du tout avec les autres acheteurs) Puis, un détour par la gare, en fin d’après-midi, un bistrot au serveur maladroit et ahuri, une courte balade jusqu’à un restau, pour une entrecôte au bleu d’Auvergne, arrosée d’un Côte du Rhône. Un restaurant que j’aime bien au fond, chaleureux et tranquille. Tranquille hier soir surtout, où le peu de clients présents n’était pas fait pour me déplaire. Une autre courte balade pour retourner à l’automobile, retour chez moi, un dernier verre, de la musique et une nuit très courte. Ce matin. Réveil matinal, un tour jusqu’à la boulangerie, un petit déjeuner prit à la cuisine (original) l’écriture de l’entrée quotidienne, avec prise de photos et une interrogation sur la suite du programme. Dormir un peu peut-être. Ou faire un tour au marché. Ou à Carrouf (même s’ils sont laids, surtout le samedi ou la crème de la laideur se donne rendez-vous à Carrouf, hélas, il est interdit de leur lancer des cacahouètes) Devant ce suspens hallucinant, je préfère cesser d’écrire. La suite au prochain numéro, comme on écrivait dans le temps.
Ah oui, je ne suis pas seul.
08 octobre 2004
Alors hier, j’ai oublié d’écrire. Levé un peu plus tard que d’habitude et ayant beaucoup de travail, l’heure à laquelle je me consacre à mon journal est passée, voilà tout. Le monde s’en remettra sans mal.
J’ai décidé de devenir célèbre. Ou plutôt, j’ai décidé que mon journal allait devenir célèbre. Je ne répèterai pas ce que j’ai déjà écrit sur le forum de la RDJ et que ça me gave de recommencer. En gros, suite à un fil dont l’objet était les diaristes célèbres, j’ai voulu moi aussi en être. D’où une campagne marketing intense (je ne pouvais pas compter sur mon seul talent, restons sérieux) pour conquérir le lecteur. Merci à C. pour son aide, elle porte déjà ses fruits. Donc, la célébrité. La question qui revenait sur le forum était : mais qu’est ce que la célébrité pour un journal ? Je n’ai pas la réponse et je m’en fous un peu à vrai dire. Ma célébrité à moi, c’est atteindre une fois au moins la centaine de lectrices (et de lecteurs) en une journée. Une célébrité très raisonnable ma foi mais je préfère me fixer un objectif a priori réalisable, plutôt que de me faire des films. Et puis ce qui m’intéresse, c’est une C.A.D.L.D.L.T. (Célébrité A Durée Limitée Dans Le Temps) Une semaine me semble acceptable. Le temps pour moi de réaliser l’objectif et de lasser les nouvelles lectrices (et lecteurs) qui ne verront que du vent dans mon journal (comme d’habitude) Elles seront déçues mais moi j’aurai atteint mon objectif et seul cela m’importe.
Pour être célèbre, il faut fournir un minimum d’efforts et de concessions. Il faut aussi provoquer l’intérêt de la lectrice venue ici par curiosité (malsaine souvent, parfois non) en les tenant en haleine (déjà, ça craint) Aussi ai-je décidé, pour l’occasion, de sacrifier, en une semaine, mon avocat sur l’autel de la gloire. Jour après jour, je vais le sacrifier. Je crois que la barbarie attire l’être humain plus sûrement qu’une merde attire la mouche. Premier point. J’ai aussi décidé de laisser libre l’accès à mes archives. Le geste est symbolique, rien de particulier à découvrir dans mes archives qui de toute manière étaient accessibles sur simple demande. Presque quatre ans d’une vie palpitante offerts en pâture à la lectrice avide de me connaître mieux (comme je la comprends)
Ceci dit, la célébrité m’épuise déjà. Dépêchez-vous un peu de venir, je réduirai d’autant plus ma C.A.D.L.D.L.T. pour retourner dans l’anonymat reposant. Je précise en outre que je préfère n’avoir que peu de lectrices (et de lecteurs) ce qui me permet d’en connaître la plupart, par emails ou par rencontres.
Tout est dit, je crois, il ne me reste plus qu’à agir. Demain sans doute, la première photo des mutilations que je compte faire subir à mon avocat (je ne voudrais pas faire mentir mediaTIC) Ames sensibles, s’abstenir, il va y avoir du sang (si je me coupe en blessant mon avocat, je suis assez maladroit) Pour l’instant, il ne se doute de rien, il se contente de flemmarder devant la fenêtre, comme à son habitude, attendant patiemment que je lui donne un peu d’eau et que j’ouvre la fenêtre pour que l’air vicié par la fumée de mes cigarettes s’évacue. Je me demande si mon avocat n’est pas un légume au fond.
Le chapitre « célébrité » étant clos, je retourne à mes écritures habituelles. J’ai deux jours de boulot à raconter. Ca va être vite fait puisque rien de spécial n’est arrivé. Un mercredi tranquille, avec des élèves étonnamment travailleurs, à part les deux ou trois rebelles à toute activité scolaire (mais j’ai décidé de m’occuper d’eux spécialement ; j’ai même passé mon mercredi après-midi à leur concocter un travail particulier, adapté à leur niveau, très bas hélas) Le jeudi, autre son de cloche. Les mêmes élèves, particulièrement énervés, pour je ne sais quelle raison, ont été passablement insupportable, refusant tout travail. En salle, j’ai l’habitude, ces élèves étant par nature réfractaires à la position assise et au cours magistral si c’était la fac, le cours tout court ici. Prise de tête, interrogation catastrophique, je n’en attendais pas plus. Trois heures assez pénibles de part ce fait. Mais bon, le jeudi soir étant synonyme de week-end, j’ai tenu le coup sans problème, sans compter que certains d’entre eux, fatigués d’être énervés et dissipés se sont finalement mis au travail.
Mouais. Un jour ou deux sans écrire ne changent pas grand chose finalement. Je m’arrête à la page A4 d’écriture (Verdana, taille 10, pour celles et ceux qui n’ont vraiment rien à foutre et que cette question tarauderait) Et puis, je n’ai pas trop le temps ce matin, ma vie réelle me prend trop de temps en ce moment pour que je consacre le temps nécessaire à la virtuelle. Faut-il que je m’en plaigne ? Non. Donc je ne me plains pas. C’est comme ça, c’est tout.
06 octobre 2004
Que dire de la journée d’hier ? Rien. Voilà, c’est vite fait. Bon, elle s’est bien passée, même si les cours m’ont paru un peu long et que les élèves ne sont toujours pas passionnés par la matière que je leur enseigne. Mea culpa, c’est un peu de ma faute, je ne la maîtrise pas assez pour être à l’aise avec, ce qui m’empêche de recourir à autant de re-formulations, d’exemples, que je souhaiterais. Il y a aussi le fait que ce sont des élèves qui sont habitués depuis très longtemps à ne rien faire et de réussir sans aucun travail devant le peu de difficultés qu’ils avaient à affronter. La masse de chose que je leur demande d’apprendre les décourage, c’est évident. Comment faire autrement si je veux respecter le sacro-saint référentiel ? Impossible. J’ai donc décidé de ne plus m’en soucier, pour un temps du moins, et de les apprendre à travailler et apprendre, doucement d’abord puis en augmentant progressivement le rythme. J’espère ainsi leur donner le goût du travail. Je suis un peu idéaliste ce matin. Je n’ai qu’une peur, leur découragement, pourtant déjà bien tangible et contre lequel je me sens impuissant, à moins que ce que j’ai décidé de mettre en œuvre précédemment porte ses fruits, ce que je me souhaite, et à eux aussi et surtout.
Après l’effort, le réconfort, énonce la formule consacrée. Aussi me suis-je accordé une pause au QG, comme tous les mardis, pour les désormais traditionnels Perrier-Glasgow et jus de tomate qui ont remplacé les deux ou trois pintes que je buvais quand j’étais encore un buveur d’alcool, ce que Dieu merci je ne suis plus, car l’alcool est un vice et que moi je suis vertueux. Il y avait un affrontement permanent entre ma nature, profondément saine et l’abus que régulièrement je commettais avec des boissons diverses et variées mais au degré d’alcool en général assez fort. Un tour au QG qui m’a permis de me poser en terrasse, vraisemblablement la dernière de l’année. La température était douce, juste comme il faut, le soleil brillait, le moment aurait été parfait si un bar de fans de tuning n’avait eu la mauvaise idée de s’installer juste à côté du QG. Pour ceux qui ne connaîtraient pas le tuning (un ou deux « n » ?) c’est une activité de beaufs (de Jackys) qui consiste à soi disant embellir son véhicule à l’aide d’une panoplie d’accessoires, variant des néons aux autocollants, en passant par des pots d’échappements, et beaucoup d’autres choses. Seule leur imagination les stoppe. Le moins qu’on puisse dire c’est que certains ont de drôles de critères pour définir la beauté. Pour ma part, j’hésite toujours à décerner la palme du mauvais goût à toutes les voitures garées devant le rade. Mais bon, chacun fait ce qu’il veut, n’est ce pas ? Ce qui m’a ennuyé hier, c’est que non content de nous infliger une pollution visuelle, quelques beaufs ont eu la mauvaise idée de mettre en route leur moteur et de le laisser tourner un peu, voire d’appuyer sur la pédale de l’accélérateur, ajoutant une pollution sonore et olfactive, calmant un peu le plaisir que j’avais à profiter de la terrasse. Putains de Jackys.
La soirée s’est terminée tranquillement, en compagnie de C. sur le tchat, ce qui me procure autant de plaisir (et c’est tant mieux) Comme d’habitude en semaine, je me suis couché relativement tôt, n’arrachant que quelques minutes au sommeil pour pouvoir lire quelques pages du livre en cours. Je lis à la vitesse de l’escargot le soir et bien souvent une dizaine de pages suffisent à me préparer activement au sommeil. En ce moment, je dors très bien, m’effondrant dès que j’éteins la lumière et ne me réveillant que quand la radio de mon réveil se met en marche. Comme je l’écrivais ces jours derniers, je mets de plus en plus de temps à émerger, la fatigue étant maintenant bien présente. Un rapide tour d’horizon parmi mes collègues m’a fait savoir que je n’étais pas un cas isolé, nous sommes tous plus ou moins crevés. Les vacances se font attendre. Les rentrées, de plus en plus difficiles n’arrangent pas notre affaire, la quantité d’énergie à emmagasiner devenant de plus en plus importante. Je mets la fatigue au compte de la tension nerveuse que nous subissons tout au long des heures de cours, au contact avec les élèves et qui se révèle fréquemment comme un affrontement de tous les instants. Bon, dans deux semaines et demies, je vais pouvoir me reposer, ce n’est pas si loin que ça.
Je me suis aperçu que depuis pas mal de temps déjà, je ne parle pas vraiment de moi dans mon journal. Je cite des anecdotes, pas croustillantes pour un sou, je parle de ce qui m’arrive mais rien sur moi, sur ce que je suis, ce que je ressens (ou alors superficiellement) Je me demande si je ne vais pas essayer de me lancer un peu, profitant ainsi des découvertes que j’ai faites pendant cet été et ce début d’année scolaire. Car j’essaye quand même d’apprendre à me connaître mieux, au travers des conversations que j’ai pu avoir, au travers des rencontres et de tous les échanges possibles auxquels je ne pense pas forcément. Pas évident, car je reste quand même quelqu’un d’assez secret (ça, je l’ai bien compris et même j’en étais plus ou moins conscient) pour qui se confier ne se révèle pas être une tâche des plus évidentes. Je vais essayer. Avant, je pèserai le pour et le contre, je ne me lancerai pas sans être assuré que cela m’apportera quelque chose d’écrire sur moi. Je me poserai la question de savoir si j’ai envie d’étaler ce que je suis sur le net. Pour l’instant, je n’en suis pas réellement persuadé, il faut bien le dire. Les états d’âmes sont souvent ennuyeux (pas plus que ce que je raconte habituellement d’accord, mais pas moins) Je me demanderai aussi si cela ne me demandera pas trop d’effort de le faire, étant toujours aussi allergique à la notion d’effort et de souffrance. Bref, je vais voir si ce que cela peut m’apporter justifie ce que je devrai endurer pour le faire.


