30 avril 2009

Un peu d'espoir dans un monde sans pitié

edito_145_g

Contrairement à ce que pourrait croire l'état d'abandon de ce blog non, je n'ai pas arrêté d'écrire. J'ai simplement changé de crèmerie. La nouvelle est beaucoup plus discrète et intime. Voici l'entrée d'hier :

Ma remise en forme et en conformité est en cours et son déroulement est parfait. Ma tête a enfin compris qu’elle devait laisser se reposer non seulement elle mais aussi mon corps, moi quoi, aussi ma dernière nuit a été d’une divine non interruption de huit heures. Je regrette simplement de devoir me réveiller avec l’impression d’être plus fatigué que la veille.

Si d’aucun l’ignorait, je fais pousser un pied, de tomate depuis plus de trois ans. La première année, il m’avait donné une tomate, superbe mais dure comme, de la pierre, et sans goût. Les deux années qui ont suivi, il a été totalement improductif, ne me récompensant des soins prodigués, aux moins deux arrosages par semaine, que par quelques rares fleurs qui ont fini par s’étioler sans avoir donné de fruits, ventres stériles qu’elles étaient les garces.

Je veux bien admette qu’en trois ans, je n’ai pas changé le pied de pot ni apporté d’engrais, je l’ai enfumé, boucané presque, à coup de trop nombreuses cigarettes fumées quand bien même ses petites feuilles s’agitaient en me criant grâce mais tout de même, à quoi sert un pied de tomate s’il ne donne pas de tomates ? Bref, ce n’était que par pure bonté d’âme que je continuais à m’en occuper et aussi par curiosité, me demandant combien d’années encore pourra-t-il tenir dans d’aussi strictes conditions, jusqu’au jour, c’était avant-hier, où je me suis aperçu que le gredin m’avait pondu une paire de, tomates en douce. Je ne m’y attendais tellement pas, c’était comme une lueur dans un trou sans fond ou un verre d’eau dans le désert, c’était inespéré. J’en suis encore tout ému. Et je voudrai dédicacer cette touche d’espoir au monde sans pitié dans lequel nous vivons (c’est beau, non ?)

Attention aux fesses du bouc car à trop s’y frotter, il est possible de développer une certaine aliénation. Pour ma part, je sais que j’ai tendance à y passer un peu trop de temps, bien plus qu’il n’est nécessaire en réalité, au vu de ce qu’elles apportent. J’ai contracté la maladie du test, qui m’oblige à répondre à tous les quizz, souvent nuls, qui passent à portée de mon écran. Hier, j’ai réponde à quelques tests mais surtout, j’ai joué à un jeu, photo hunter, qui m’a pris des heures et que je n’ai pas réussi à terminer, laissant présager de nombreux autres heures perdues. Et pourtant, ce jeu n’est rien d’autre que le jeu des cinq erreurs. Deux photos et il faut trouver le plus rapidement possible les erreurs. Le jeu est chronométré et plus les photos s’enchaînent et plus le temps pour trouver les erreurs diminuent. Dire que j’ai passé des heures à y jouer… Je me sens parfois couillon.

Les fesses du bouc ont un meilleur côté, celui de retrouver les personnes que nous avons connues puis perdues de vue. D’accord, ce n’est pas toujours heureux et il m’est arrivé de me demander pourquoi j’avais fait la connerie de renouer des liens avec certaines personnes mais comme à la base c’est virtuel, ce n’est pas trop dérangeant. Il y a d’autres fois où de retrouver une personne découle une certaine curiosité, envie de savoir ce qu’elle est devenue, quel a été son parcours, etc.

Par exemple, et c’est là où je voulais en venir mais comme j’ai un peu tendance à faire des digressions je m’étais un peu perdu, j’ai retrouvé une ancienne camarade de classe d’école primaire et de collège dont je n’avais pas eu de nouvelles depuis au bas mot vingt-cinq ans si ce n’est plus. Si ma mémoire est en général digne de celle du poisson rouge dans son aquarium, il se trouve que je me rappelle parfaitement de mes congénères d’école primaire et donc, je me rappelais parfaitement d’elle, ce qui me paraît indispensable pour trouver quelque intérêt à renouer des liens. Si je ne m’étais pas souvenu d’elle, cela n’aurait rien été d’autre qu’une rencontre et ça aurait fait quoi ? Allez, nous aurions peut être couché ensemble mais c’est tout. Tandis que là, nous allons pouvoir discuter, raconter nos souvenirs. Hum, je me demande si je n’aurais pas préféré la première solution. En tout cas, une rencontre est envisagée avec LaFlorence pour dans quinze jours.

Au programme du jour, les corvées dont il va falloir que je commence à m’acquitter de mes corvées. C’est tout.

Posté par Numa à 04:23 - C'est arrivé un jour - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

que du bonheur !!!!

ma patience est vraiment récompensé
du nouveau a lire
quoique les anciens messages je pense les avoir lu relu et rerelu mais toujours avec le mème plaisir
bon Dimanche
Evelyne

Posté par evelyne, 03 mai 2009 à 09:01

Quoi quoi quoi ??? Tu écris par ailleurs et je n'en sais rien ? Alors que je zieute scrupuleusement la moindre de tes sorties ici depuis des mois et des mois ?
Bouhhhhhhh, quelle tristesse........
J'espère que tout va bien !
Bizz Manu

Posté par RdT, 03 mai 2009 à 09:19

tomates

une paire, en plus! quelle joie! et un plaisir de te retrouver.

Posté par zouzou, 04 mai 2009 à 14:07

Merci pour tout ses commentaires flatteurs. Je donne l'adresse de mon nouveau blog à condition qu'on m'écrive et que je sois d'accord.

Posté par Manu, 06 mai 2009 à 15:01

et on t'écrit ou pour cela???

Posté par zouzou, 08 mai 2009 à 03:42

manu.jam69@gmail.com

Posté par Manu, 08 mai 2009 à 11:51

Il y a quelques mois je m'étais informée de ton avocatier... Alors, je m'intéresserai donc à tes tomates. Peut-être devrais-tu consentir à nourrir un peu la terre pour lui donner une petite chance de mieux produire, tu ne penses pas?

Posté par Sylvia, 14 mai 2009 à 04:56

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