01 mai 2008
1516 : l'appel de la campagne
Le nombre de mazagrans que je possède ayant dramatiquement diminué suite à des maladresses de ma part, j’ai prévu aujourd’hui de renouveler mon stock. Avec Fanny, nous devons aller nous promener dans ce village de potiers que j’adore et j’en profiterai pour faire l’achat d’un nouveau stock.
La dernière fois que j’y suis allé, c’était déjà en bonne compagnie (en août 2004) et j’avais passé une excellente journée. Je me rappelle que dans mon journal, j’avais passé sous silence le fait que j’étais accompagné, par souci de discrétion. Souvenirs, souvenirs…
Je n’arrive pas à me faire que je ne suis pas en week-end et que demain je travaille. Je sens bien que je vais avoir beaucoup de mal pour être motivé.
Hier, j’ai passé une de ces journées que j’affectionne, à ne
rien faire du tout. Je me suis juste fait violence pour combler le vide sidéral
de mon réfrigérateur en allant faire quelques courses. J’ai décliné une
invitation pour un apéro dînatoire car je n’avais pas envie de sortir. J’ai
attentivement suivi la séance de questions à l’assemblée nationale, puis l’examen
de la loi sur la mobilité des fonctionnaires au sénat. Une honte que cette loi,
qui met à mal le statut de fonctionnaire, le ramenant largement au-dessous de
ce qui se fait dans le privé. La porte à tous les excès, tous les abus, a été
joyeusement ouverte et la précarité une nouvelle fois avantagée. Je ne sais pas
dans quel mur on fonce mais il est sûr que le choc sera rude. « Plus que »
quatre ans de ce régime, on tient le bon bout…
