JAM

Journal A Moi



30 juin 2006

1326

Mal dormi car stressé à cause de cette histoire de plan de formation qui m'ennuie tellement. J'aurais voulu en terminer rapidement et je m'aperçois que ce n'est pas possible, que c'est un travail bien trop compliqué pour moi, qui est handicapé dès qu'il s'agit de tâches administratives. Pire, la pochette où je gardais les contacts avec l'organisme de formation a disparu. Je me demande où elle a bien pu passer entre le moment où je l'ai consulté pour la dernière fois (avant-hier) et le moment où j'ai voulu y rechercher un numéro de téléphone. Garce de pochette.

C'est aujourd'hui que je dois normalement récupérer mon ordinateur, en bon état de marche (j'espère) avec sa nouvelle carte mère, son nouveau processeur et un surplus de 512K de ram. Pourvu qu'il n'y ait pas de contretemps ; j'en ai un peu marre de ramer avec celui que j'utilise en ce moment (cela dit, il me rend bien service)

La trève n'aura pas duré bien longtemps, j'ai de nouveau autant mal au dos qu'avant l'ostéo. Ma deuxième cervicale a dû se déplacer à nouveau. J'attends la semaine prochaine avant d'aviser. J'espère que tout va rentrer dans l'ordre ou sinon je vais devoir prendre à nouveau rendez-vous, ce qui ne m'enchante guère. J'ai bien fais attention aux manipulations de l'ostéo mais j'hésite à m'auto manipuler. Non seulement, je risque de peiner si je m'y prends seul, mais en plus je ne suis pas certain de bien viser. Et l'idée de me faire craquer la colonne vertébrale est un peu angoissante. Non, décidément non, je ne pourrai pas et me voilà bien coincé.

Mon sceptisisme grandit au fur et à mesure que j'avance dans la lecture de "Entre les murs". Je n'arrive pas vraiment à déterminer d'où cela vient-il. Je ne connais pas l'ambition de l'auteur quand il a écrit ce roman, mais si c'était de paraître crédible, je trouve que c'est raté. Pourtant, je n'arrive toujours pas à mettre le doigt sur le ou les éléments qui clochent. Si tu as lu ce livre, Ô lectrice adorée, j'aimerais que tu me donnes ton avis. Je ne dois pas être le seul à le lire ce fichu bouquin qui, je le rappelle, à reçu un prix, dont au passage je n'avais jamais entendu parler auparavant.

En prévision de la soirée, j'envisage très sérieusement la possibilité de faire une sieste. Il serait également raisonnable de prévoir de me faire conduire plutôt que de prendre moi-même le volant. C'est ce que j'appelerais de la prévention. Il me faut trouver mon Sam. Tiens, je me demande bien pourquoi un capitaine de soirée est toujours du sexe masculin ? Est-ce à dire que les femmes ne boivent jamais ? Pour bien faire, il me semble que nous devrions avoir le choix entre Sam et Samantha (par exemple) Et la parité alors ?

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29 juin 2006

1325

J'en étais à parler de la soirée. C'était une soirée quoi. Une douzaine de collègues chez monsieur M. Installés dehors, il faisait vraiment bon. Pas mal picolé mais dans les limites du raisonnable (pas malade) jusqu'à assez tard. Puis, presque tout le monde s'est dirigé vers un bistrot, pour boire le dernier verre de la soirée, en terrasse. Laissant ma voiture chez monsieur M, je suis rentré chez moi à pied, en compagnie de mesdames E et S. Je les ai invitées à boire un thé. En tout bien tout honneur. Je ne dis pas que je n'avais pas d'arrières pensées, n'oublie pas ô lectrice adorée que je suis un vil obsédé. Mais bon, ce sont des collègues et puis elles étaient deux. Non pas qu'au point de vue fantasmes ce soit dérangeant, au contraire, mais ce n'est pas très réaliste. Enfin bref, thé, discussions, et puis elles sont parties et je suis allé me coucher, il était environ trois heures quinze ou seize. Je n'ai pas peiné à m'endormir.

Réveil un peu difficile, vers neuf heures. De nouveau mal au dos. Le temps de me préparer et je suis allé au boulot, pour profiter de la cantine (bientôt elle va fermer et je devrai songer à remplir mon réfrigérateur plus régulièrement) et pour assurer le dernier cours de l'année. Tous les élèves étaient présents.

J'ai essayé de m'occuper de mon plan de formation mais j'ai échoué. Un coup de fil dans l'eau, un deuxième et j'ai lâchement abandonné, remettant à demain ce que j'aurais dû faire depuis quelques temps déjà histoire d'avoir l'esprit libre pour les vacances.

La femme mythique m'a répondu. Pas de photo. Je ne suis pas vraiment surpris, étant toujours d'avis que c'est un canular (et même qu'il paraîtrait que ce soit fab) Je fais comme si j'y croyais, c'est excitant. Donc, ce mail extraordinaire, en voilà la copie :

Jen'ai malheureusement aucune photo car c'est mon ordi de cours. Je
suis
désolée. Mais is tu veux en savoir un peut plus sur ce que j'aimerais
réaliser je peux te renseigner :
- Experience lesbienne
- Experience a trois
- Me faire dominer, que je fasse tout ce que tu veux
- Que je sois ton objet... et en parlant d'objjet faire l'amour avec
des
objets ou des aliments.
- Le fist aussi j'aimerai essayer... avec un connaisseur bien sur.
-Je suis trés porter sexe et j'adore ça donc tout m'interresse. Mais ce
que
j'aime pas c'est le banal, le truc de tout les jours la routine sexuel
quoi.

Bisous

J'ai répondu ok, sauf pour la première proposition que j'aurais bien du mal à l'aider à réaliser et la seconde, n'ayant pas le don d'ubiquité. Tiens, je me demande si c'est bien ubiquité que je dois utiliser ici. Bah, j'en sais rien. Bref, je n'ai pas le pouvoir de me dédoubler. Pour le reste, j'ai dit ouais, pas de problème. Et je lui ai en plus demandé comment envisageait-elle la rencontre. Et voilà, maintenant j'attends sa réponse.

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1324

La solution retenue pour nommer les personnages qui peuplent ce journal présente le défaut de n'en pas préciser le sexe. Après une intense réflexion, j'en suis arrivé à la conclusion que le plus simple serait d'associer un madame, mademoiselle ou monsieur, voire un mme, mlle, m, à chaque initiale. Décision adoptée à l'unanimité de moi-même. 

J'en étais resté au moment où je partais pour le pot de fin d'année.

Je me rends au boulot, arrive en avance, ce qui me laisse le temps de discuter un peu avec les collègues. A l'heure H, je vais pour me rendre à la cantine où se déroule le pot, quand qui est-ce que j'aperçois au loin ? Banco, la purge. Je préviens discrètement monsieur S et nous tournons le dos au troupeau pour l'éviter (mesure d'auto défense provisoire et désespérée) afin, disons-nous, d'aller fumer une cigarette. Quelques minutes plus tard, nous reprenons le droit chemin. Malheureusement, le troupeau s'est arrêté en route et la purge attend avec son chiard dans l'entrée. Impossible de faire autrement que de la saluer. Je. Pas de perte de temps inutile, je ne lui parle pas et passe mon chemin. Nous passerons, avec messieurs S et M, le reste du pot à l'éviter soigneusement, ce qui au demeurant est plutôt facile puisqu'elle trimballe son chiard et que celui-ci ne possède pas encore l'autonomie de déplacement.

Le pot est bien médiocre cette année. Rien n'a été prévu pour après et l'ambiance n'est pas vraiment là. Le discours du proviseur est des plus traditionnel, dépassant allègrement les limites permises de l'auto satisfaction (rien de choquant donc) Je faillis intervenir et m'inscrire en faux quand il a raconté que nous aimerions bien garder certains collègues et qu'il ferait tout pour cela (la purge et un autre collègue) L'autre collègue je comprends, mais la purge ? Je me suis abstenu. En attendant, je suis désespéré de voir combien le bras de la purge est long. Le fonctionnement normal des mutations (par points) n'est pas appliqué pour tout le monde. Certains s'en passent allègrement.

Avec quelques-uns, nous décidons de finir la soirée chez monsieur M. Et là, je commets l'erreur impardonnable de me porter volontaire avec mesdames E et S pour aller faire les courses, à Carrouf, un mercredi après-midi, pendant les soldes. Un magasin de cauchemar. Des nuées de clients. Nous nous frayons un chemin, je presse les filles d'en finir quand elles s'attardent un peu trop devant un rayon (rayon glaces par exemple) Nous choisissons une caisse moins de dix articles. Après quelques temps d'attente, nous déposons nos articles (une trentaine) sur le tapis. La caissière nous fait finement remarquer que nous avons plus de dix articles. "Oui mais nous sommes trois" répond madame S "et du coup ça fait moins de dix articles par personne". La caissière, devant la puissance du raisonnement, s'avoue vaincue, nous passons.

Passage éclair chez monsieur M pour déposer nos courses, je remmène mesdames S et E au boulot afin qu'elles récupèrent leur voiture, retourne chez moi faire une sauce salade très réussie et prendre une ou deux bouteilles de pinard et repart chez monsieur M. où je m'écroule sur une chaise. En une heure, j'ai fait tout ce que m'avais déconseillé l'ostéo : j'ai porté des charges lourdes, tourné la tête dans tous les sens pour maneuvrer la voiture, exposé ma nuque aux courants d'air. J'ai bien mérité de boire un coup.

La suite plus tard parce que là, j'ai boulot.

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28 juin 2006

1323

Une petite entrée rapide avant de me rendre au pot de fin d'année :

- Ce n'est pas seulement l'alimentation de mon ordinateur qui a grillé mais également la carte mère et le processeur (il a fondu ce con) Du coup, j'en ai acheté une nouvelle. J'ai très mal préparé mon coup, je voulais me débarrasser du problème rapidement : j'aurai un processeur Sempron. Bien fait pour moi. En plus, je vais le payer cher.

- De retour de l'ostéo : il a fait craquer ma colonne vertébrale, c'est à moitié rassurant. N'empêche que je n'ai plus mal, le jeu en valait la chandelle.

- Mythique réserve des surprises. J'en veux pour preuve ce mail, reçu hier : "Salut en fait je recherche un truc particullier, je recherche un plan Q, discréto et bien menbrer qui n'a pas froid au yeux et qui oserai tout. Car je souhaiterais connaitre d'autre experience. Je vais souvent sur des sites de sexe et tout ce que je vois me plais beauxoup, je voudrais etre a leurs place a la limite. Voila je pense que j'ai tout dit si t'ai interresser fait moi signe. " Je me demande qui de la RDJ, de mes collègues ou de mes élèves s'est amusé à m'envoyer ce genre de mail. Par pure curiosité (ben tiens), j'ai répondu que j'étais intéressé mais que je voulais une photo. J'attends la réponse (si elle vient)

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1322

Désolé pour les fautes d'orthographe mais je n'ai toujours pas récupéré mon ordinateur. Je n'ai donc pas le traitement de texte qui pallie habituellement mes carences. Tu feras avec Ô lectrice adorée et je t'engage même à signaler mes erreurs, je me ferai un plaisir de les rectifier.

Hier matin, avant dernier cours de l'année. Trois élèves seulement s'étaient déplacés et du coup, c'est allé très vite. Au bout d'une heure à peine, je les libérais. J'ai eu le temps d'amener mon ordinateur chez le réparateur. Coup de chance, l'ordinateur pouvait être prêt en fin d'après-midi. Coup de malchance, j'avais un conseil de classe en fin d'après-midi. Je vais aller le rechercher ce matin. (Neev : tu as raison, ce n'est pas un 8086 mais un pentium II. Je ne voulais pas abuser mes lectrices, la config m'indiquait x86 comme processeur, d'où mon erreur. Mais c'est bien 200K de RAM (196 pour être exact))

Il ne faut pas marcher sur les freebox, elles n'aiment pas cela. C'est pourtant ce que j'ai fait hier matin. Et le pire, c'est que je ne me suis pas rappelé immédiatement que j'avais posé mon pied délicat un peu lourdement sur la boîte un peu fragile. J'ai cru à une panne. D'ailleurs, le téléphone ne fonctionnait plus. Ce n'est que le soir, en triturant un peu les fils, que j'ai récupéré la tonalité. Ma boîte libre était réparée.

De même, il ne faut pas rater l'installation du firewall. C'est également ce que j'ai fais et du coup, je n'arrivais plus à accéder à internet. L'installation n'était pas allée jusqu'au bout, j'avais dû redémarrer l'ordi, sans me rendre compte que certains ports avaient été condamnés (je ne sais pas si cela se dit) Impossible ensuite de me reconnecter. J'ai passé une ou deux heures à tenter de réinstaller free, windows... Sans résultat. J'ai trouvé la solution en réinstallant le firewall, à terme cette fois.

Impossible d'accorder ma guitare. Une corde avait cassé, il y a quelques mois déjà et hier, j'ai voulu la changer, enfin. Sauf que je n'avais jamais tenté de le faire avec une guitare équipée d'un Floyd Rose. Et je le dis tout net : c'est une merde infâme à accorder. J'en suis réduit à trouver quelqu'un qui le fera pour moi.

Quand j'y pense, j'ai des problèmes trop graves dans mon existence.

Programme chargé du jour : récupérer mon ordinateur, le réinstaller en priant pour qu'il fonctionne tout de suite. Aller déjeuner à la cantine (problème de réfrigérateur vide) Aller chez l'ostéopathe (un brutal paraît-il, mais très efficace. J'entends par brutal qu'il ne vous manie pas avec des pincettes) Aller au pot de fin d'année qui annonce, hélas, trois fois hélas, mille fois hélas, ô rage, ô désespoir, le retour de la purge (c'est LA mauvaise nouvelle de la semaine) Organiser une soirée sur le pouce avec E et S, mes charmantes collègues, et quelques collègues sympathiques. Objectif principal : éviter que la purge, de nature glue, ne s'incruste. Il va falloir ruser. Avec un peu de chance, il sera venue avec son chiard et ne pourra pas être autant à l'affût que d'habitude pour jouer son rôle de morbach.

J'ai commencé à lire "Entre les murs" de François Bégaudeau. Ce livre a reçu le prix France Culture - Télérama 2006 (mais on s'en fout) C'est l'histoire d'un professeur de français en collège. Le livre se laisse lire facilement mais ne me convainc pas vraiment. Je ne sais pas si celui qui l'écrit est prof ou pas (flemme de chercher sur internet) mais le tableau qu'il brosse ne me semble pas réaliste. Bien sûr, certaines anecdotes me semblent familières mais par trop caricaturales. Je n'en suis qu'au début mais je reste sur ma réserve. Ah oui, le livre commence par une erreur : "j'ai compté trente trois semaines travaillées". Bah, c'est un prof de français, il doit avoir du mal avec les mathématiques et se trompe en comptant.

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26 juin 2006

1321

L'ordinateur vient de me lâcher, une fois de plus. C'est son truc à lui mais il choisit toujours le dimanche pour me laisser en rade. J'avais le dos tourné, je ne me doutais d'absolument rien quand, d'un seul coup d'un seul, il s'est éteint. "Pas de panique" me suis-je dit, "c'est sans doute à cause de la chaleur". J'attends qu'il refroidisse, je tente de le rallumer, rien. Ca m'a gonflé.

Encore une fois, je vais devoir aller chez le réparateur, qui n'ouvre pas le lundi (je me suis cogné à la porte close) afin de le faire soigner. Je suis trop bon avec lui. Ce n'est pas de la pitié, ni de la compassion, c'est un problème de pognon. Je ne peux me permettre qu'une réparation de fortune, hors de question d'en prendre un nouveau. J'oublie par la même occasion que je comptais m'acheter un portable (j'avais même commencé à faire les recherches) Tant pis. Merde.

A part ce triste événement (j'ai tout perdu, je ne peux pas travailler, c'est la fête) j'ai passé un week-end excessivement calme, à regarder la première saison d'une série que je ne connaissais pas (mea culpa) et que j'adore littéralement, Oz. Je suis sous le charme, malgré la violence des images et des mots. J'aime. Sinon, je n'ai strictement rien foutu.

Aujourd'hui, je me suis forcé à aller au boulot. Je n'y ai pas fait grand chose à part taper la discute. Plutôt que d'aller à la cantine, nous sommes allés avec M, I et M au restau. Rien à signaler de particulier. Si, c'était bon, j'adore la nourriture libanaise.

En fin d'après-midi le QG, avec un jour d'avance. Terrasse. Pintes. Le train-train. Et ce soir, je ne sais pas encore. Soit glander devant la télé, soit lire.

Y'a pas, les vacances arrivent.

ps : en attendant, je suis toujours énervé d'avoir à utiliser un 8086 avec moins de 200Ko de RAM pour aller sur le net. Encore que, je peux toujours aller sur le net, c'est déjà ça. Par contre, pour travailler, ce n'est même pas la peine. Ouais, je suis énervé.

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24 juin 2006

1320

J’aurais dû le faire depuis bien longtemps déjà, mais il a fallut attendre hier pour que j’arrive à forcer ma volonté et appeler le réparateur de dos défaits. Je voulais un ostéopathe mais impossible de trouver cette rubrique dans les pages jaunes de l’annuaire. Heureusement m’avait-on parlé d’un médecin dont la spécialité s’appelle « manuel », je n’en avais jamais entendu parler. En outre, il est indiqué qu’il est aussi ostéopathe. Bien que je me méfie de « on », on m’en avait dit le plus grand bien, c’est donc sur lui que j’ai jeté mon dévolu. Appeli, Parli, Rendez-voui. Mon latin n’est plus ce qu’il était.

C’est donc mercredi que j’irai me faire manipuler. J’ai appris depuis qu’il n’était pas adepte de la méthode douce, que son truc à lui c’était plutôt les manipulations en force. Pourvu qu’il ne me fasse pas le coup du lapin. Non, je n’angoisse pas. Mais quand même.

Hier après-midi, sur les coups de quatre heures, gros coup de fatigue qui m’a couché. Sieste réparatrice, je me suis réveillé vers dix-neuf heures trente. Dans le pâté. Retour à la normale difficile. Apéro virtuel rapide avec CA. Tiens, j’avais oublié que désormais les apéros virtuels seraient sans alcool et j’ai bu un whisky. Un seul, la faute n’est pas trop grave.

De répétition hier soir, j’ai tout raté du match de l’équipe de France. Cette imbécile d’équipe même pas capable de perdre alors qu’elle avait tous les atouts en main. Conséquence de quoi, TF1 et M6 ne perdront pas les montagnes de fric promises. Je suis déçu. Loin de la télévision, nous avons eu une répétition des plus tranquilles, beaucoup d’entre nous manquant à l’appel. Répétition light donc, mais agréable. De retour vers une heure. Le temps de deux ou trois échange sur le chat de la RDJ, de lire un ou deux chapitres du dernier Vargas et extinction des feux.

La journée devrait être tranquille. Je n’ai rien prévu en soirée et, à moins qu’un coup de fil (à condition que je l’entende) ne vienne contrecarrer mon absence de projet, je ne ferai rien. Tant mieux, j’ai bien envie de me reposer en glandant tout mon soûl. J’en profiterai pour terminer le visionnage de « Desperate Housewives », pour terminer la lecture du Vargas et pour réparer ma guitare (une corde cassée que je dois changer depuis plusieurs mois déjà) Les Floyd Rose c’est bien mais ça décourage les fainéants quand il s’agit de changer une corde, c’est moi qui vous le dit.

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23 juin 2006

1319

J’ai théoriquement surveillé pour la dernière fois une épreuve hier. Je dis bien théoriquement car je ne suis pas à l’abri d’une convocation de dernière minute. A part cet élève que je dois aller voir ce matin, il me reste deux conseils de classe. Même si les élèves sont de retour la semaine prochaine, j’aurai au pire une journée de cours. Ensuite, les vacances. Je n’arrive pas encore à y croire.

Ca, c’est sur le papier parce que j’ai beaucoup de travail de rangement et de nettoyage (plusieurs journées certainement) ainsi que le travail de préparation pour le début de la prochaine année scolaire. Comme je serai probablement absent, je ne voudrais pas que mon ou ma remplaçant(e) soit dans la mouise en arrivant. Ouais, en fait de vacances, ce n’est pas encore cela.

Plutôt que d’aller faire un tour en ville pour la fête de la musique, je suis resté chez moi à enchaîner les épisodes de la deuxième saison de « Desperate Housewives », toujours aussi bons. Cette fois, ils sont en version originale sous-titrée. J’avoue que ce n’est plus ce que je préfère (avant oui) par fainéantise certainement, mais Terry Hatcher y gagne. J’ai moins l’impression qu’elle est une mauvaise actrice que dans la série doublée. Comme quoi, son doublage ne doit pas être bien terrible. Plus que quelques épisodes pour arriver au terme de la série, j’en suis presque triste d’avance.

J’ai renoué hier soir avec la mythique V, grâce à msn. Conversation agréable. De futurs rendez-vous sont tout à fait envisageables, même si pour l’instant nous n’avons pas encore fixé de dates. Elle continue en parallèle ses recherches, afin de trouver l’homme apte à répondre à ses exigences. Curieusement, cela ne m’a fait ni chaud ni froid. J’ai deux explications à cela. Soit elle m’indiffère, mais dans ce cas là pourquoi continuer à discuter avec elle ? Soit j’ai réussi un travail formidable sur ma jalousie maladive (maladive, le mot est un peu exagéré – je voulais simplement signifier que j’ai un tempérament volontiers jaloux et exclusif) Je préfère opter pour la seconde hypothèse, bien meilleure à tous les points de vue.

Mon mal de dos s’intensifie progressivement. J’ai vraiment passé un après midi désagréable hier, à surveiller l’épreuve. Je n’avais qu’une idée en tête, rentrer chez moi et m’allonger pour trouver une position qui calmerait les traits qui dardent mon épaule droite et qui envahit maintenant le dos. Je sais, c’est entièrement de ma faute, cela fait bien longtemps que j’aurais dû prendre rendez-vous pour me faire soigner. J’aime tellement peu aller chez le médecin que j’ai encore des réticences à décrocher le téléphone. Si c’est désagréable, ce n’est pas pour autant bien grave et il n’y a pas vraiment urgence. Evidemment, ça commence à m’empêcher de dormir, un faux mouvement dans mon sommeil déclenchant parfois une lancée qui va jusqu’à me réveiller, la salope. Enfin, ce mal de dos est mon feuilleton de l’été à moi, ma saga. Avec un peu de chance, dès qu’il sera terminé, j’enchaînerai sur la rediffusion de la saga d’il y a deux ans, la goutte.

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21 juin 2006

1318

En attendant dans le hall de cette grande entreprise où je devais visiter un élève, je me faisais la réflexion que jamais je ne pourrais travailler dans ce type d’endroit. Je regardais tous ces gens, pressés par on ne sait quelle tâche forcément urgente, où s’arrêtant deux secondes pour saluer une ou un collègue, avec un sourire et un air que je devinais hypocrites, le visage fatigué des ouvrières et des ouvriers, celui anxieux des jeunes cadres, celui désabusé des vieux cadres, j’écoutais ce mini dialogue :
Un jeune cadre en costard depuis la porte de la salle de la réunion d’où il ne cessait d’entrer et sortir, visiblement très affairé à un autre jeune cadre en costard avec un dossier sous le bras, passant en vitesse dans le hall : « Salut. Mais dis-moi, tu te promènes tout le temps ? »
Le jeune cadre avec le dossier sous le hall, accélérant soudainement le pas : « Non, non, je n’arrête pas de travailler. » (Fin du dialogue)
Je me disais que jamais, oh non jamais, je ne pourrais travailler dans ces conditions. J’imaginais la pression qu’il devait subir au quotidien, les objectifs à atteindre, le rendement, l’efficacité, la productivité, le don de soi à l’entreprise et j’ai frissonné, malgré la chaleur qui régnait dans ce hall.

Puis, le tuteur de mon élève est arrivé et j’ai cessé de penser à ça. J’ai visité avec intérêt une petite partie de l’entreprise, j’ai admiré le boulot effectué par tous ces gens stressé, j’ai arrêté de compter les coups de fil reçu par le tuteur tout au long de ma visite qui n’a pas duré plus d’une heure et je suis reparti, satisfait de n’être que prof. C’était beau comme au cirque (pour ceux qui aiment le cirque. Moi je n’aime pas) tu en prends plein les pupilles mais ce n’est pas pour autant que tu aimerais passer ta vie sur les routes, à errer de ville en ville en vivant dans une caravane.

Plus d’une heure de route plus tard, j’étais de retour chez moi. A peine le temps de décompresser un peu et de jeter un œil à l’internet que déjà sonnait l’heure d’aller au QG. Coup de fil de la charmante E, une collègue, que j’invitais à nous rejoindre là-bas. Programme du QG ne sortant pas de l’habitude : pintes et discussion. L’heure de dîner approchant, nous décidions d’aller dans une pizzeria. Aussitôt décidé, pas aussitôt fait. Nous sommes d’abord passé dans un autre troquet, pour prendre l’apéro. Puis, la pizzeria. Même programme qu’au QG, sauf que nous avions remplacé les pintes par des pizzas, ce qui semble plus approprié dans ce genre de lieu. Soirée sympathique.

Ayant chacune et chacun des obligations pour le lendemain, la soirée ne s’est pas achevée bien tard. J’ai raccompagné E chez elle (elle habite à environ cent mètres de chez moi) mais je ne suis pas descendu prendre un dernier verre chez elle. Ben ouais, j’avais une journée chargée le lendemain (aujourd’hui donc) et j’étais fatiguée. Et en plus elle est maquée.

Au moment où elle descendait de ma voiture, qui avons-nous aperçu, à pied, rentrant chez lui (il habite à environ trois ou quatre cents mètres de chez moi) ? Le proviseur lui-même. Je me suis demandé s’il était colporteur de ragots ou non. Je lui ai fait un signe de tête et puis je suis rentré chez moi.

Réveil douloureux ce matin (ce n’est plus le dos, c’est l’épaule ; toujours à cause du dos je suppose) ensommeillé. Encore un peu plus d’une heure de route pour me rendre à cette fichue réunion dont je me serais bien passé. Normalement celle-ci devrait être assez rapide mais de toute manière l’inspecteur tient à nous voir, avec le collègue avec qui je ferai la formation l’année prochaine (je parle en années scolaires) Si je ne veux pas arriver en retard, je ferais bien de m’activer un peu.

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20 juin 2006

1317

Hier, j’ai passé pas mal de temps à blablater. Une journée presque entièrement consacrée au virtuel donc. Entre deux discussions, j’ai tout de même trouvé le temps d’aller voir un élève en stage et surtout d’aller faire des courses. Car oui, je suis allé faire des courses et mon réfrigérateur a repris du contenu. Enfin ! Depuis le temps qu’il était vide, ça lui a fait tout drôle. C’est bien simple, en rangeant les victuailles sur ses rayons, j’ai cru l’entendre me murmurer un merci ému.

Coup de fil embêté de la charmante S, désolée de n’avoir pu venir à la soirée de samedi qui se déroulait chez S (ça fait beaucoup de S) Elle pensait que S lui en voulait, qu’il lui faisait la gueule. Je la rassure et lui file le numéro de S afin qu’elle puisse l’appeler pour s’excuser (elle y tenait) Du coup, j’en ai profité pour l’inviter à passer au QG cet après-midi.

Deux déplacements à effectuer aujourd’hui, toujours pour des visites de stage, dont un à une soixantaine de kilomètres de Troudecul. Je vais y consacrer une bonne partie de mon après-midi, ça me gonfle légèrement. Non pas que ce ne soit pas intéressant, mais tout ce temps passé en voiture… Bon, par rapport à la semaine dernière j’aurai certainement moins chaud, c’est toujours ça de gagné.

J’ai enfin réussi à télécharger la totalité des épisodes de la deuxième saison de Desperate Housewives. J’attends le moment propice pour les regarder d’un seul trait (j’ai déjà regardé les dix premiers) Ce sera peut-être pour ce week-end, à moins que je ne me décide à contacter V ou que celle-ci me contacte. A vrai dire, ce serait plutôt à moi de le faire.

Je peine à me comprendre parfois. V a tout pour me plaire, physiquement et intellectuellement, nous nous entendons bien et pourtant, je ne peux pas dire que je montre un fol empressement à vouloir passer un moment avec elle. Peut-être est-ce parce qu’elle cherche autre chose que de nous voir de temps en temps. Peut-être que je ressens de la culpabilité à ne pas pouvoir lui apporter ce qu’elle espère, à savoir une vraie relation suivie. Je ne dis pas que je ne changerai pas d’avis un jour ou l’autre mais pour l’instant, il n’en est pas question. Cela dit, même si je ne sais toujours pas ce que je recherche exactement, je ne me sens pas pour autant perdu. Sacha a parfaitement résumé la situation dans une phrase que je cite de mémoire (donc erronée) : « Finalement, ce qui t’intéresse c’est plus la stratégie de la relation que la relation elle-même. » Bon, sa phrase était beaucoup mieux que ça mais impossible de la retrouver. Toujours est-il que c’est exactement cela. En caricaturant, je préfère la parade du paon à la copulation. Logique. Je préfère le rêve et le fantasme à la réalisation. Ou plutôt, la réalisation du rêve et du fantasme engendre l’extinction de ceux-ci, sans pour autant que de nouveaux les relaient, ce qui serait normal. Je force un peu le trait, volontairement.

Bon. Je sais que cette nuit, j’ai rêvé de suicide. Le suicide de je ne sais plus qui, mais ce n’était pas moi. Il faut dire que j’en avais parlé hier sur le tchat. Pour rire. Ben ouais. Pourquoi ne pourrais-je pas rire du suicide, surtout quand c’est du mien dont il s’agit ? Bon, j’ai finalement décidé de me suicider par mort naturelle, très âgé de préférence. Toujours est-il qu’en regardant l’interprétation du suicide, j’apprends que peu, importe la personne qui se suicide, c’est de toute manière un signe comme quoi je m’empêche d’exister, que mes énergies se retournent négativement contre moi. Bref, il faut que j’arrête de m’autocensurer et que j’apprenne à vivre plus librement et plus ouvertement. C’est écrit ici. Ben merde ! Ca m’apprendra à parler de suicide pour rire. J’ai donc réfléchi et j’ai songé à ce que j’écrivais hier. Et j’ai trouvé ! Je me suis autocensuré. J’écrivais que je désirais faire des photos de nu, c’est faux. En réalité, je veux faire des photos de cul. (Soulagement) Ca va tout de suite mieux quand je cesse de m’autocensurer.

Et toujours, cet inconfortable mal de dos (nuque) qui s’est déplacé du côté gauche au côté droit. Je m’y habitue petit à petit. Près de trois semaines que ça dure, il faudrait vraiment que je fasse quelque chose.


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Posté par Numa à 08:20 - C'est arrivé un jour - Commentaires [4] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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