29 juin 2006
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La solution retenue pour nommer les personnages qui peuplent ce journal présente le défaut de n'en pas préciser le sexe. Après une intense réflexion, j'en suis arrivé à la conclusion que le plus simple serait d'associer un madame, mademoiselle ou monsieur, voire un mme, mlle, m, à chaque initiale. Décision adoptée à l'unanimité de moi-même.
J'en étais resté au moment où je partais pour le pot de fin d'année.
Je me rends au boulot, arrive en avance, ce qui me laisse le temps de discuter un peu avec les collègues. A l'heure H, je vais pour me rendre à la cantine où se déroule le pot, quand qui est-ce que j'aperçois au loin ? Banco, la purge. Je préviens discrètement monsieur S et nous tournons le dos au troupeau pour l'éviter (mesure d'auto défense provisoire et désespérée) afin, disons-nous, d'aller fumer une cigarette. Quelques minutes plus tard, nous reprenons le droit chemin. Malheureusement, le troupeau s'est arrêté en route et la purge attend avec son chiard dans l'entrée. Impossible de faire autrement que de la saluer. Je. Pas de perte de temps inutile, je ne lui parle pas et passe mon chemin. Nous passerons, avec messieurs S et M, le reste du pot à l'éviter soigneusement, ce qui au demeurant est plutôt facile puisqu'elle trimballe son chiard et que celui-ci ne possède pas encore l'autonomie de déplacement.
Le pot est bien médiocre cette année. Rien n'a été prévu pour après et l'ambiance n'est pas vraiment là. Le discours du proviseur est des plus traditionnel, dépassant allègrement les limites permises de l'auto satisfaction (rien de choquant donc) Je faillis intervenir et m'inscrire en faux quand il a raconté que nous aimerions bien garder certains collègues et qu'il ferait tout pour cela (la purge et un autre collègue) L'autre collègue je comprends, mais la purge ? Je me suis abstenu. En attendant, je suis désespéré de voir combien le bras de la purge est long. Le fonctionnement normal des mutations (par points) n'est pas appliqué pour tout le monde. Certains s'en passent allègrement.
Avec quelques-uns, nous décidons de finir la soirée chez monsieur M. Et là, je commets l'erreur impardonnable de me porter volontaire avec mesdames E et S pour aller faire les courses, à Carrouf, un mercredi après-midi, pendant les soldes. Un magasin de cauchemar. Des nuées de clients. Nous nous frayons un chemin, je presse les filles d'en finir quand elles s'attardent un peu trop devant un rayon (rayon glaces par exemple) Nous choisissons une caisse moins de dix articles. Après quelques temps d'attente, nous déposons nos articles (une trentaine) sur le tapis. La caissière nous fait finement remarquer que nous avons plus de dix articles. "Oui mais nous sommes trois" répond madame S "et du coup ça fait moins de dix articles par personne". La caissière, devant la puissance du raisonnement, s'avoue vaincue, nous passons.
Passage éclair chez monsieur M pour déposer nos courses, je remmène mesdames S et E au boulot afin qu'elles récupèrent leur voiture, retourne chez moi faire une sauce salade très réussie et prendre une ou deux bouteilles de pinard et repart chez monsieur M. où je m'écroule sur une chaise. En une heure, j'ai fait tout ce que m'avais déconseillé l'ostéo : j'ai porté des charges lourdes, tourné la tête dans tous les sens pour maneuvrer la voiture, exposé ma nuque aux courants d'air. J'ai bien mérité de boire un coup.
La suite plus tard parce que là, j'ai boulot.
Commentaires
J'aime beaucoup le raisonnement de Madame S et je crois bien que je vais le retenir...
ben c'est vrai, quoi ! Imparrable !!!!!
RdT> En temps normal, je ne l'aurais pas fait mais là, c'était les soldes et j'en avais plus que marre de Carrouf.
Sourire... oui, tu as des circonstances atténuantes, j'en conviens... déjà les courses, en temps normal, c'est chiantissime, l'attente aux caisses, on n'en parle même pas, mais en plus, le jour des soldes...
Allez, puis j'me sens moins nulotte d'avoir outragreusement détourné une place de parking professionnelle pour me garer près de la fnac... alors que d'autres ne trouvaient pas à se garer alors qu'ils venaient bien, eux, pour des raisons professionnelles...
Oui, je sais, c'est mal !
Par contre, j'espère que tu n'occupes pas les places handicapés. Ca, ce serait mal, même en période de soldes.
Ah non, ça, jamais... et même qu'une fois (mais c'était y'a longtemps, j'étais jeune, belle et impulsive) j'me suis tellement pris le bec avec un mec, sur un parking de gare qui était garé sur une place handicapé, que je lui ai mis une claque... et une vraie claque, qui sonne bien quoi... et il en est resté tellement surpris, qu'il est remonté dans sa voiture en me traitant de folle (?!) a démarré, passé la marche arrière et a libéré la place, qui est restée vide...
Oups...
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